35 jours de voyage


Quelques statistiques...

Transport

  • person_pin 7 conducteurs
  • directions_car 1500 km
  • hourglass_empty 4h30
  • network_check 215 km/h
  • schedule 202 h
  • directions_railway 12400 km
  • hourglass_empty 82 h
  • schedule 72 h
  • directions_bus 4000 km
  • hourglass_empty 12 h

Pour le fun

  • my_location 7 villes
  • local_post_office 89 cartes postales
  • brightness_2 7 nuits dehors

28 juillet 2017

Première tentative de stop Départ de Louvain la neuve vers 19h00. Nous faisons du stop à l'entrée de l'autoroute. Nous sommes rapidement pris par Milan jusqu'à Bouge, suite à un petit détour de sa part pour nous laisser sur l'autoroute du Luxembourg (merci encore !). 15 minutes plus tard, nous sommes embarqués par Thabo, sud-africain parlant allemand mais habitant à Canterbury, qui propose de nous déposer au Luxembourg directement. La discussion s'engage et il se trouve qu'il continue sa route jusqu'à Ulm, en Allemagne, pile dans notre direction. Nous sommes donc partis pour faire plus de 500km en sa compagnie :) Ça tombe bien car Thabo est très sympathique et a beaucoup d'histoires, de voyages et d'anecdotes hilarantes à partager. Arrivée vers 2h00 sur place, il nous propose de dormir dans sa voiture pour nous déposer à une pompe à essence le lendemain matin. Nous acceptons, il faut avouer que la voiture est très confortable.

29 juillet 2017

Réveil tôt avec le soleil, donc nuit courte. Nous voyons Thabo débarquer avec deux cafés ♥. Il nous dépose à la pompe à essence la mieux placée pour atteindre Munich. 3/4 d’heure plus tard, nous sommes emmenés par Kai à bord de son bolide de course. Il aime la vitesse et râle quand quelqu’un roule à 160. Il est policier. Nous atteignons la vitesse de 215km/h ! Chouette musique, chouette conversation, il nous dépose 20 minutes en avance sur son GPS au Nord de Munich. Nœud d’autoroute où il était dangereux pour les voitures de s’arrêter, nous sommes restés coincés là pendant deux heures sous un grand soleil, en compagnie de pleins de fourmis. Nous sommes sauvés par deux polonaises ne parlant ni anglais, ni allemand, ni français, qui proposent de nous déposer plus dans le centre, en direction de Salzbourg. Attente d’une heure avant de trouver Tamer (coucou @Le Donjon) qui nous amène à un meilleur endroit. Pas de chance pour nous, personne ne veut s’arrêter pendant deux heures. Il faudra attendre la gentillesse de Silvia qui nous fait monter dans sa voiture au feu rouge pour nous amener à une pompe à essence touristique à Rosenheim. L’Autriche n’est plus très loin ! Nous trouvons rapidement un couple, Brigi & Clemence, qui peut nous déposer à Salzbourg. Rapidement, nous apprenons qu’ils se rendent en festival à deux heures de Budapest. Ce n’était pas vraiment notre direction mais l’idée de faire 700 km en leur compagnie est tentante, d’autant plus qu’ils sont très gentils et proposent assez vite d’appeler des amis à eux sur place afin qu’ils nous aident à trouver un logement pas cher à Budapest. Malheureusement, plus les heures passent et plus nous devons nous rendre à l’évidence: les hôtels et auberges de jeunesse sont bondés ce soir-là (nous apprendrons plus tard que, en plus du festival où se rendent nos amis, Budapest reçoit ce week-end là un concours de formule 1 et une compétition de natation). Pas de chance ! Nous arrivons donc vers une heure trente du matin sans savoir où dormir, malgré une demi-heure supplémentaire où Brigi et Clemence cherchent avec nous (alors qu’ils avaient encore deux heures de route et festival le lendemain, encore merci à eux). Nous cherchons pendant environ trois heures, sans succès.

30 juillet 2017

Nous décidons donc de dormir à la gare, et assez vite nous changeons d’avis: nous prendrons le train jusque Kiev, ce qui nous permettra de dormir un peu. Nous prenons donc le premier train pour la frontière ukrainienne à 5h03. Nous dormons donc tant bien que mal dans un train pourri, qui arrive 6h plus tard à Zahony, à quelques kilomètres de la frontière. Dès que nous sortons du train, un local nous propose de nous emmener à Chop, du côté Ukrainien, où nous pouvons reprendre le train.

Corruption is coming!

Nous découvrons une longue file pour atteindre le point de contrôle. Nous attendons une heure et demie pour quitter la Hongrie. Mauvaise surprise: notre chauffeur nous impose de lui donner 10 euros afin d’influencer les agents et ne pas rester coincés indéfiniment à la frontière… et ça fonctionne. Nouvelle surprise: nouvelle file, cette fois pour entrer en Ukraine. A nouveau deux heures d’attente en plein soleil, dans une voiture noire sans clim. Ne voulant pas faire la file, notre chauffeur se distingue en dépassant tout le monde, ouvrant une barrière mise par la douane et tentant de forcer le passage. Il s’est bien entendu fait remballer. Nouvel exploit, il nous surprend en négociant son propre passage, n’ayant pas tous les papiers requis. Nous arrivons finalement à la gare de Chop et notre bien-aimé chauffeur décide de doubler les prix. Pas le choix, les sacs sont dans son coffre. Nous achetons nos billets de train et montons dedans. Enfin une excellente surprise: non seulement les tickets coûtent très peu cher, mais en plus, c’est un train-couchette confortable avec compartiments (comme le Poudlard Express). 5h plus que confortables, à lire et à dormir (Marie faisant même les deux en même temps). Petit stress malgré tout, impossible de savoir l’heure exacte, n’étant pas certains que nos téléphones aient enregistré le changement de fuseau horaire. C’était sans compter le contrôleur qui vient nous réveiller 30 minutes avant l’arrivée. Nous voici donc à Lviv ! Retrouvailles avec Sofi, que Romain avait accueilli en Couchsurfing il y a 2 ans, qui nous accompagne pour faire un petit tour nocturne de la ville (il est déjà 22h45), et manger un morceau. Elle nous invite ensuite chez elle, pour que nous passions une nuit dans un vrai lit :)

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31 juillet 2017

Premier réveil dans un vrai lit ! Merci Sofi !
Premier jour de “repos” c’est-à-dire de visite, à Lviv. Sofi nous montre les moindres recoins de se ville, des cafés (où nous trouvons des bières qui affichent des caricatures de Poutine, dommage que nous n’avons que nous sacs à dos pour ramener des souvenirs…) aux points de vue en hauteur (pas évident de monter tant de marches après des bières), en passant par des endroits plus insolites, comme un café sous un musée, où on peut déguster du café brûlé (façon crème brûlée, mais avec du café). Nous terminons cette superbe journée par des pizzas avec Sofi et sa bande d’amis au sommet de Lviv, la nuit… magique ! Cela fait du bien de passer une journée “pause”, sans voyager, mais surtout nous avons découvert une ville magnifique ! C’est évidemment en majeure partie grâce à la gentillesse et l’investissement de Sofi, qui a passé toute une soirée et une journée complète à nous guider, nous aider à acheter un billet de train pour le lendemain, etc… Un accueil vraiment inoubliable !

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1 aout 2017

Nous nous réveillons tôt pour prendre le train, négocié la veille par Sofi afin que le voyage soit le plus agréable possible. Direction Moscou ! Nous prenons donc un premier train vers Kiev. Nous sommes dans un train très récent et très confortable, dans un compartiment de 4 en compagnie d’un suédois et d’un turc, de passage en Ukraine pour les vacances. Ils sont très sympathiques et le trajet de 5 heures passe assez vite avec nos discussions (surtout Romain et le suédois, qui échangent des anecdotes de voyages). Nous arrivons à Kiev juste le temps de manger un bout dans un restaurant et d’acheter de quoi grignoter pendant le trajet à venir et nous voilà déjà en route pour Moscou ! C’est également notre première nuit complète dans un train.

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2 aout 2017

Quel plaisir de se faire réveiller en plein milieu de la nuit, à deux reprises et sans ménagement, par les militaires aux frontières Ukrainienne et Russe, situées à une gare d’intervalle… Heureusement que nous savons nos papiers en ordre et que nous n’avons rien à cacher (à part des caricatures de Poutine au fond d’un sac). La vérification des passeports de tous les passagers prend du temps, mais nous passons sans encombre. Vers 11 heures du matin, nous sommes à Moscou ! Nous nous rendons directement chez notre Couchsurfeur, Aksium, à une quarantaine de minutes de la gare, qui nous accueille avec un air encore ensommeillé (il travaille tard), des poneys et de la pizza froide. Juste le temps poser nos sacs, il doit partir au travail, sans oublier avant de nous conseiller une promenade en ville en attendant son retour. Nous visitons donc Moscou et ses bâtiments très imposants, nous nous perdons dans le métro, nous nous disputons avec une dame au guichet de la gare qui nous a finalement procuré deux billets pour Oulan-Oude, par Transsibérien, pour le lendemain soir. Une journée donc en somme assez bien remplie, avant de rentrer chez Aksium, qui nous attendait avec une bonne bouteille de vin russe.

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3 aout 2017

Aksium nous a conseillé une partie de la ville plus touristique, avec plus de petits cafés et surtout des endroits où nous pouvons acheter des cartes postales ! Nous nous y rendons donc, en passant par un musée d’Etat dans le centre. Nous avons toute la journée de libre avant de prendre le train, donc nous en profitons bien, tout en sachant que nous repasserons de toute façon par Moscou au retour. Après être allés récupérer nos sacs chez notre Couchsurfeur, direction la gare. Nous sommes donc partis pour 4 jours de train non stop !

4 aout - 7 aout2017

Nous vivons donc pendant 84 heures au ralenti, à dormir (surtout Marie), à lire, à manger des nouilles instantanées pour Marie, des biscuits et des concombres pour Romain (#végé). À cause du manque de compréhension au guichet de Moscou, nous ne sommes pas en 3e classe comme nous voulions au début, mais en 2e (d’ailleurs notre train n’a pas de 3e classe. Cela signifie un compartiment de 4 lits et non pas juste un grand wagon de 54 personnes. Nous sommes donc, au début de la première journée, en compagnie d’un vieil homme qui essaie tant bien que mal de nous expliquer, avec le peu d’anglais qu’il connaît et le livre dont nous disposons, des idées de randonnées en Russie. Nous n’avons toujours pas bien compris, mais c’était gentil d’essayer :p . Nous sommes ensuite seuls dans le compartiment jusqu’aux dernières 36 heures, où une femme russe et sa fille nous rejoignent. C’est une présence tout de suite mois sympathique, puisqu’elle refuse de nous adresser la parole, et nous fait assez explicitement comprendre qu’on sent mauvais (logique, après deux jours et demi sans douche et dans un compartiment fermé, dont on ne peut pas ouvrir la fenêtre…). C’est donc un dernier jour assez difficile et un soulagement quand nous arrivons à Oulan-Oude, à quelques heures à peine de la frontière Mongole. Nous filons directement vers là où nous pensions trouver des billets de bus pour Oulan-Bator, pour ensuite vite prendre une douche dans l’hôtel que nous avions réservé. En arrivant à l’endroit prévu, on nous indique de chercher nos billets autre part. Par contre, l’auberge de jeunesse que nous trouvons là est très accueillante, alors nous décidons d’annuler notre première réservation pour passer deux nuits là. Nous rencontrons tout de suite des gens avec qui nous passons la soirée autour de bières et autre alcool québécois, à discuter de voyages passés et futurs. Nous décidons également de ne pas prendre de bus direct vers Oulan-Bator, ces derniers étant peu fréquents et avec des places trop limitées que pour avoir un trajet rapidement. Nous prendrons donc, le surlendemain, un bus local jusque la frontière avec Marion, une québécoise rencontrée à l’auberge, et de là, nous aviserons. C’est apparemment quelque chose qui se fait régulièrement par des clients de l’auberge et ce n’est pas très compliqué. On verra; en tout cas, c’est toujours plus agréable de le faire à plusieurs :)

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8 aout 2017

Réveil difficile à l’auberge de jeunesse: nous avons quand même traversé 6 fuseaux horaires en quelques jours, et nous avons vécu dans le train à l’heure de Moscou, donc nous sommes pas mal décalés. Mais nous voulons profiter de cette journée pour visiter Oulan-Oude, et surtout un monastère bouddhiste pas loin. Nous y sommes donc allés en compagnie de Marion, notre amie québécoise. Très impressionnant de voir des constructions purement bouddhistes (donc dans un style tibétain) entouré de chalets russes ! Nous rentrons ensuite à Oulan-Oude pour manger et boire des verres :) encore un long voyage à prévoir le lendemain !

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9 aout 2017

Réveil à nouveau difficile, nous n’avons pas encore totalement assimile le décalage horaire. Mais c’est parti pour la Mongolie ! Le trajet en bus la dernière ville russe avant la frontière se fait sans encombre. Nous trouvons la tout de suite un taxi qui nous dit nous amener “en Mongolie”. Mais après quelques minutes de trajet, mauvaise surprise: il s’arrête juste avant la frontière et refuse d’aller plus loin, et en plus augmente ses prix ! Dégoutes, nous sortons et refusons l’autre taxi que le chauffeur nous propose de prendre. On se passe bien des conseils des arnaqueurs ! Heureusement, un groupe de femmes qui traversent la frontière nous proposent de monter avec elles (on ne peut pas la traverser à pied).

10 aout 2017

Nous démarrons de l’hôtel en demandant à Marion de nous réserver deux lits dans l’auberge de jeunesse ou elle a dormi, qui semble très sympathique. Nous passons par un restaurant vegan… délicieux ! Puis nous traversons Oulan-Bator pour déposer nos sacs à l’auberge. Oulan-Bator est décidément une ville très moche, hyper polluée et pas du tout agréable. Nous avons hâte d’en partir pour découvrir la nature qui l’entoure ! Nous arrivons donc dans une charmante petite auberge, “the garage”, en périphérie de la ville, tenue par un couple, Uyanga et Bagi (qui arriverait le lendemain au soir), et qui ressemblait plutôt à une maison aménagée afin que des lits puissent être installés dans toutes les pièces. On ne pouvait rêver d’endroit plus accueillant ! Nous décidons donc de rester là pour toutes les nuits que nous aurons à passer en ville.
L’après-midi étant encore peu avancée, nous allons boire un verre un peu plus loin puis nous revenons en soirée. Nous retrouvons Marion, qui nous annonce avoir trouvé un trek à cheval pour le surlendemain et annonce qu’elle ferait une rando a pieds le lendemain, en attendant, comme elle non plus ne supportait pas Oulan-Bator. Nous décidons de l’accompagner, et nous nous préparons pour une trentaine de km dans les steppes dès le matin. Nous sommes ravis!

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11 aout 2017

On part tôt avec Marion pour une journée de rando ! On démarre en taxi à 40 minutes d’Oulan-Bator, de l’autre cote d’une montagne; on a toute la journée pour revenir. Journée beaucoup plus fatigante que ce qu’on avait prévu, cependant, car malgré ce qu’on nous avait dit, il ne suffisait pas d’aller en ligne droite en direction de la ville, mais les dénivelés vertigineux nous obligeaient à faire de gros détours et de gravir des pentes impressionnantes (en en descendre autant). La randonnée s’est avérée au final magnifique mais, contrairement aux infos qu’on nous avait données, réservée aux marcheurs confirmes. Nous n’étions jamais perdus, puisque Romain avait un GPS sur son GSM, mais nous avons à de nombreuses reprises eu peur de ne pas rentrer en ville avant la nuit… C’est finalement vers 21 h, crevés et affames, que nous avons aperçu les lumières d’Oulan-Bator. Nous n’aurions jamais cru, la veille, que nous serions aussi contents de retrouver cette ville ! Le premier restaurant que nous croisons nous appelle un taxi (il nous restait encore 6 km avant de rentrer à l’auberge, que nous avions assez peu envie de faire à pied). Un chauffeur de taxi pour le moins surprenant, qui nous fait prendre un détour “plus rapide”, avant de se retrouver coince par une butte de terre d’environ deux mètres de haut. A notre grande surprise, il nous demande de sortir du taxi et, sous nos yeux ébahis, gravit la butte, éraflant largement le dessous du véhicule. Quand nous remontons dans le taxi, sous le choc, nous retrouvons le chauffeur hilare et très fier de lui-même. Nous retournons donc dans le centre de la ville presque sans encombre et presque sans infraction. Apres un petit resto coréen qui fait du bien, nous rentrons à l’auberge, ou Uyanga nous attendait, très inquiète à notre sujet, puisque nous avions dit que nous rentrerions en début de soirée! Elle et les deux allemands que Marion avait rencontres l’avant-veille avaient même appelé la police et l’agence touristique qui nous avait conseillé la randonnée. Ils étaient donc plus que soulages de nous voir rentrés (et nous d’être de retour, avouons-le). Nous apprenons également que le trek du lendemain est maintenu, et durera quatre jours. Il est donc temps, à minuit passe, d’aller se reposer afin d’être en forme, malgré les courbatures, pour le lendemain matin.

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12 aout - 17 aout 2017 : Tour à cheval

Jour 1

Suite au trek de la veille, notre départ pour la rando à cheval est quelque peu retarde. Nous avons rendez-vous à l’office du tourisme vers 11h00 pour les dernières infos et attendre le chauffeur. Gros imprévu cependant au moment de devoir payer le tour : Marie et moi avons oublié de prévenir notre banque de notre vadrouille en Mongolie. Nos cartes Maestro sont donc bloquées. De plus, j’ai atteint la limite de ma carte de crédit. Heureusement pour nous, Marion et nos nouveaux amis allemands, Marleen et Alex, nous avancent la somme manquante et nous pouvons partir. Nous rencontrons notre guide et traducteur, Tushig, en train de remplir la jeep. Notre cuisinier Dashka passera le trajet dans le coffre du véhicule. Bonne nouvelle, il nous annonce que vu l’heure tardive du départ, il nous offre un jour gratuit. Nous sommes donc à 5 jours au lieu des trois prévus initialement ! Nous voilà donc partis vers le parc national de Khan Khentii, au nord-est d’Oulan-Bator. Le trajet devrait durer 4-5 heures mais Tushig n’étant pas certain de la quantité de nourriture, il nous entraine dans un nombre impressionnant de supermarchés afin de nous nourrir pour les trois prochaines semaines. A 4 sur la banquette arrière, le trajet est difficile, mais amusant. Nous discutons beaucoup avec Alex et Marleen et échangeons régulièrement de place avec la personne devant. Nous nous arrêtons sur le bord de la route en trouvant un petit restaurant, et décidons de manger ensemble avant de quitter la ville. Nous recevons les cartes et après 15 minutes à essayer de comprendre, quelqu’un nous explique que l’endroit est ferme… Pourquoi nous avoir donné les cartes ? Pourquoi nous avoir laissé nous installer ? Nous ne le saurons jamais. Tushig fait un détour pour nous emmener voir une immense statue de Genghis Khan. Nous finissons par quitter la route pour entrer dans les steppes du parc national. Le trajet pris beaucoup plus de temps que prévu car il fit nuit rapidement. Les routes n’étant constituées que de traces de voiture au sol, il était difficile de se repérer. Nous sommes arrivés vers 22h00 dans une yourte mongole, accueillis par une famille avec des biscuits et du yaourt de yack séché. Marie a du cache le sien dans sa poche pour ne pas vomir. La possibilité de passer la nuit dans la yourte nous fut offerte et nous l’avons accepté sans aucune hésitation ! Nous pensions pouvoir nous reposer, c’était sans compter que notre guide équestre, Tomro, arriva avec un seau d’alcool maison : le célèbre lait de jument fermente. Ce fut rude, et Tushig nous montra l’exemple en se réservant 5-6 fois. Selon lui, c’était “good for stomach.

Jour 2

Nous purent effectivement le constater pendant la nuit : il sorti vomir plusieurs fois et s’était sans doute pris la cuite de sa vie. Nous ne l’avons pas vu de la matinée.
Nous attendons depuis quelques heures que les chevaux soient prêts Les mongols ne sont pas des gens presses. Nous observons le dressage de chevaux, la vie dans la yourte, le soleil. Plusieurs fois nous furent invites à boire du lait chaud et du the au lait, boisson traditionnelle. Le grand moment vint enfin : Tomro nous testa en nous faisant monter sur un cheval. Grande première pour Alex et Marleen. Quelques heures plus tard, c’était bon, nous étions sur la route ! Nous étions suivis par deux chevaux de transport pour la nourriture et les sacs, ainsi que de trois chiens de la famille mongole. Tushig nous assura qu’ils rentreraient quand ils auraient faim. Un jeune poulain nous suivi également malgré tous les efforts de le faire retourner à son point de départ. Nous n’avons pas fait de pause ce premier jour et les muscles étaient douloureux en fin de journée, mais les paysages en valaient tellement le coup que nous n’osions pas nous plaindre. Lorsque nous sommes descendus du cheval, aucun d’entre nous n’arrivait à marcher. Les douleurs se calmèrent rapidement, nous avons monté la tente, fait une corvée bois et cuisine. Le soir, nous étions allonges sur nos matelas, buvant du thé, savourant l’obscurité qui nous permettait de profiter à 100% de cette nuit des Etoiles filantes. Et nous ne furent pas déçus ! Ce soir, les chiens étaient toujours là.

Jour 3

Nous nous réveillons tout endoloris de la veille, après avoir passé la nuit dans le même sac de couchage. Marion n’ayant pas prévu de dormir par des températures si basses, elle n’avait pris avec elle que deux sacs à viande. En bonne âme, nous lui avons prêté le sac de Marie pour cette nuit et celles à venir. Nous avons également découvert que la fameuse tente de Tuchig n’était pas imperméable… Et qu’elle ne servait normalement pas à dormir, mais à manger. Elle n’était également pas assez grande pour tout le monde… La journée est éprouvante, car aucun d’entre nous n’a l’habitude de faire du cheval pendant autant de temps. Heureusement, le temps et les paysages sont magnifiques ! Nous arrivons en fin d’après-midi dans une plaine sympathique, près de la rivière. Il nous a fallut quelques dizaines de minutes pour retrouver la faculté de marcher, tant nos genoux étaient douloureux. À nouveau, corvée bois, corvée eau et puis un bon repas bien mérité ! Romain a tenté de se laver les cheveux dans l’eau de la rivière, une épreuve sans doute plus rude que la journée à cheval tellement l’eau est froide ! Les chiens sont toujours là.

Jour 4

Nouvelle nuit humide et froide. Mais nous avons moins mal aux articulations que la veille. On se réveille avec un beau soleil et passe la première partie du trajet en plein soleil sans une goutte d’ombre. La deuxième partie de la journée se passe dans les marécages. C’est éprouvant et difficile pour les chevaux qui doivent sans arrêt trouver le chemin le plus adéquat pour eux. Inutile d’essayer de les guider, ils préfèrent choisir leur propre chemin. Nous arrivons ENFIN au lac en fin d’après-midi. L’endroit est magnifique et vaut toutes les douleurs que nous avons eu. Nous profitons pour se laver, se baigner et se reposer. Tomro commence à être vraiment ouvert et nous chante l’hymne national mongol (ça parle “des chevaux et de la loi”). Il nous explique comment manger des pommes de pin (d’où les fameux pignons de pin !). Les chiens sont toujours là.

Jour 5

Nous commençons à être vraiment fatigués à force de mal dormir et d’avoir froid la nuit. Agréable surprise matinale: des chevaux se sont enfuis pendant la nuit. Nous perdons donc un cheval de transport et le cheval d’Alex. Nous voilà donc forcés de manger tous les restes de nourriture que nous ne pourrons pas porter, et de répartir le reste sur nos chevaux. Il pleut beaucoup trop, le temps est dégueulasse. Et nous savons que nous devons retraverser les marécages. #MauvaiseAmbiance. Tushig décide de partir à pied afin qu’Alex puisse avoir un cheval. Ce fut sans doute la journée la plus difficile et longue de notre périple, malgré le peu de kilomètres parcourus. Nous dormons le soir en haut d’une colinne, dans les bois. Il pleut toujours et le ramassage du bois, le sèchage des affaires et la cuisine sont très éprouvants. Nous chassons les pommes de pin pour pouvoir en grignoter pendant le repas.

Jour 6

La pire nuit de trek. L’eau s’infiltrait partout dans la tente, formant des flaques qui grandissaient au fur et à mesure que les heures s’écoulaient. Le petit déjeûner fait des kimbabs (genre de “sushis”) de la veille était efficace et nous a bien rempli le ventre. Le départ se fait sous la pluie, et la première partie du trajet, toujours dans les marécages, est très humide. Heureusement, dès le premier rayon de soleil, tout sèche très vite et nous sommes réchauffés. Nous avançons vite jusqu’au point de rendez-vous, où Tushig et Tomro partiront à cheval pour ramener la jeep. En les attendant, nous décidons de faire une orgie de nourriture. TOUT doit partir (concept du “eat everything” et “massacre”). La jeep arrive finalement, nous la chargeons et nous retournons vers la yourte. Nous ne nous attendions pas à être accueillis par un festin d’abâts de chêvre, surtout après avoir mangé tous les restes de nourriture… Merci à notre cher traducteur de nous avoir avertis ! Nous quittons finalement la yourte et avançons à travers la pluie et les steppes pour tenter de rejoindre la route. Les pistes sont innondées, et donc impraticables, nous ne voyons pas à 20 mètres. Nous nous enlisons plusieurs fois, et finissons par trouver un chemin utilisable…

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18 aout 2017

Nous sommes donc finalement arrivés à l’auberge de jeunesse vers 7h du matin, crevés et tellement contents d’y retrouver un lit sec et chaud, même si ce n’est que pour quelques heures et pas vraiment pour dormir (l’auberge se réveille déjà et ça fait du bruit). Pour la deuxième fois, Uyanga, de l’auberge, a attendu notre retour avec beaucoup d’inquiétude :/. Nous lui racontons nos aventures en mangeant un petit déjeuner bien mérité, et elle et Bagi (les hôtes, donc) nous annoncent qu’ils attendaient notre retour pour faire un barbecue mongol qu’ils avaient promis à notre départ, et que cela se fera le soir même. Nous sommes ravis! Nous partons en attendant vers le centre, pour acheter nos billets pour le lac Baïkal (et oui, c’est déjà le trajet de retour…) et faire un peu de shopping. On nous avait beaucoup parle du black market de l’autre cote de la ville, mais nous choisissons d’aller plutôt a un autre juste a cote de la gare des bus. Pour les billets de bus, pas de chance: nous voulions partir le lendemain pour profiter au maximum du lac Baïkal, mais l’unique bus journalier est déjà complet. Nous prenons donc celui du jour d’après, contents malgré tout de pouvoir prendre du temps pour acheter des souvenirs aux quatre coins d’Oulan-Bator. Nous restons donc dans les parages, au black market, puis nous démarrons pour le barbecue, hors de la ville. Les Mongols ont décidément une drôle de conception de petit barbecue, puisqu’on nous fait traverser une rivière à pied pour arriver au lieu convenu. Mais c’est bien une ambiance chaleureuse qui nous attend, avec une quinzaine de clients les plus assidus de l’auberge, et de tous les horizons: britanniques, néo-zélandais, russes, français, … Très chouette soirée !

19 aout 2017

Dernière journée en Mongolie, mais également dernière journée en compagnie de nos amis Marion, Alex et Marleen! Journée chargée également, en shopping surtout. Nous commençons bien la journée en prenant un bus dans le mauvais sens… Nous nous rendons ensuite à un centre commercial ou on nous avait dit que l’on pouvait acheter des souvenirs. On a donc acheté des souvenirs (plein). Nous sommes ensuite allés au fameux black market, soi-disant immense, qui se trouvait de l’autre cote de la ville. Déception en arrivant, celui de la veille était bien mieux ! Cela ne nous a heureusement pas empêchés de faire pas mal de shopping :). Pour terminer la journée, et notre séjour en Mongolie, en beauté, nous avions prévu de manger ensemble avec nos amis allemands et québécoise dans un restaurant … nord-coréen, que nous avions envie de voir depuis notre arrivée. Mais nouvelle déception… Le restaurant était déjà ferme, ainsi que tous les restaurants que nous avons croisés par la suite. Les mongols soupent très tôt, et tout ferme vers 21h ! Nous échouons finalement dans une cantine ouverte H24, mais ou la nourriture s’avère mauvaise (et encore une fois, rien de végé (à part des concombres)). Nous rentrons donc à l’auberge nous faire des nouilles instantanées, boire une bouteille de vin qui reste du bbq de la veille avec Uyanga et Bagi (nos hôtes), et échanger les photos avec Marion.

20 aout 2017

Nous nous levons tôt pour prendre le bus qui nous conduira hors de Mongolie. Bagi nous a proposé la veille de nous conduire à l’arrêt de bus, nous épargnant ainsi une bonne heure de marche ! Nous embarquons donc. La traversée de la frontière se fait beaucoup plus facilement en bus qu’en voiture, heureusement ! Nous arrivons donc, après environ 13h de bus, a Oulan-Oude, ou nous achetons directement nos billets de train pour Irkoutsk, pour le lendemain matin. Avec Douglas, un brésilien que nous avons rencontré dans le bus et qui se rend également à Irkoutsk, nous cherchons une auberge de jeunesse proche de la gare, puis nous allons ensemble manger une pizza dans le centre.

Coucou Lénine !

21 aout 2017

Réveil à nouveau tôt dans l’auberge de jeunesse, puisque nous prenons le train à 7h tapantes. Heureusement, la gare est tout près! On est donc partis pour 8 heures de train, durant lesquelles Marie a (encore) dormi 90% du temps (il doit y avoir quelque chose de vraiment soporifique dans les trains russes). Arrivée à 15h à Irkoutsk donc, à 1 h de route du lac Baïkal. Nous nous rendons au guichet pour acheter directement notre billet pour Moscou. Malheureusement, les dates qui nous arrangent sont complètes en 3e classe, et nous nous résignons à partir un jour plus tôt que prévu, soit le lendemain à 23h58. Tant pis, cela nous laissera l’occasion, pourquoi pas, de faire une halte sur le trajet en stop! Nous suivons donc notre ami Douglas jusqu’à une auberge de jeunesse qu’il a trouvé sur internet, et qui se trouve être très correcte, toute neuve, très propre. Le temps de poser nos sacs, de manger un bout, nous nous dirigeons vers l’office du tourisme que nous trouvons fermée :( . Nous décidons donc de partir le lendemain avec le premier bus pour le lac, et de profiter au maximum de notre seule journée la bas. En attendant, nous parcourons la drôle de ville qu’est Irkoutsk, avec ses bâtiments en bois en ruines qui côtoient les immeubles récents. Surprise, nous trouvons un bar Belge! La bière nous y semble très forte après les plis que nous avons bues ces dernières semaines, mais ça fait plaisir de retrouver nos bonnes vieilles bières (et des frites qui ressemblent presque aux nôtres). Nous finissons la journée avec une petite dégustation de bières russes à l’auberge avec Douglas (nous découvrirons le lendemain que l’alcool était interdit dans le bâtiment… oups).

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22 aout 2017

Lever difficile pour Romain, qui n’a pas énormément dormi les deux dernières nuits. Heureusement, l’eau est chaude dans la douche (pour le deuxième jour de suite, c’est la fête !) ! Nous partons vers la gare des bus pour trouver un moyen de rejoindre le lac Baïkal. Un article de blog sur internet nous aide à reconnaitre le véhicule. Coïncidence troublante : le véhicule pris en photo pour le blog a la même plaque d’immatriculation que le nôtre. Le chauffeur semble ravi et très fier ! Une heure de bus plus tard, nous arrivons au lac Baïkal. Immense étendue d’eau, comme être à la mer sans l’odeur. Nous réservons un tour d’une heure en bateau pour l’après-midi, histoire de visiter le petit village de Listvyanka (Листвянка). Grâce à la carte fournie par l’office du tourisme, nous trouvons un petit marché aux poissons fumés, et en achetons un, accompagné de pain maison, pour le dîner. Le tout pour la somme de 150 roubles (2€). Sur le bateau, les paysages sont splendides ! Pleins de photos à partager :)
En arrivant au port, nous décidons de prendre le tour suivant, en partance dans la minute, qui va nous faire découvrir le premier trajet du transsibérien, datant de 1905. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, la voie ferrée traverse de nombreux tunnels, creusés à même la roche. Sur le trajet, nous réussissons à photographier un phoque ! A côté de nous, un touriste chinois fait des vidéos avec un drone. De retour en ville, nous décidons d’aller au restaurant conseillé par l’Office du tourisme. Au menu, un plateau de dégustation de vin, et deux poissons locaux. Mais… Nous avions oublié la non-amabilité russe envers les non russophones, voilà qu’elle revient au galop. Le plateau ne contient pas de vin, et la serveuse n’a pas jugé intéressant de nous en avertir, sans compter qu’elle ne nous avait pas fourni la carte des boissons. Ne parlant pas anglais pour un sous, alors que le restaurant indique clairement sur sa vitrine la présence d’un menu en anglais, nous nous sentons de trop pendant tout le repas. Nous sommes finalement servis après plus de 40 minutes. Si l’on oublie que la serveuse a massacré le bouchon et mis des morceaux dans la bouteille et dans nos verres (de taille différente, du simple au triple !), nous avons quand même extrêmes bien mangé. Avant de quitter l’endroit, Romain est allé expliquer sa manière de penser à la serveuse qui nous a plombé le repas.
Retour en bus à l’auberge, en attendant le train à prendre le soir même à 23h55. Le taxi coûtant 3€, nous décidons de craquer et sommes à la gare en 10 minutes au lieu de l’heure de marche prévue.
Surprise sur le quai, la personne nous ayant vendu les billets de train au guichet la veille nous attend, nous expliquant tant bien que mal qu’elle est désolée mais qu’elle s’est trompée en encodant le montant de la transaction. Ayant remarqué cette erreur la veille mais n’ayant aucun vocabulaire russe pour lui expliquer, nous réglons notre dû et montons dans notre train :)

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23-26 aout 2017

Quatre jours dans le train, le temps semble à nouveau s’arrêter. Nous sommes en troisième classe, tous les deux dans le lit du dessus. Nous découvrons donc le partage des espaces communs afin que chacun puisse manger à son aise. Les hôtesses sont très gentilles et les gens, bien que pas bavards, sont accueillants. Nous profitons des arrêts pour acheter un poisson fumé, tellement salé qu’il nous faudra boire deux litres d’eau chacun par la suite ! Nos voisins sont amusants, ils ont acheté une quantité impressionnante de canettes de bière et tentent tant bien que mal de les vider sans se faire remarquer par les hôtesses. Peine perdue, ils se font coincer et réprimander à plusieurs reprises, sans que ça les arrête pour autant. Nous faisons réellement leur connaissance en toute fin de parcours, et découvrons qu’ils prennent régulièrement le train pour aller à Kazan, acheter des voitures et les ramener à Omsk par la route. Nous nous endormons pour une dernière courte nuit dans le train.

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26 aout 2017

Nous arrivons à Moscou à 4 h 40 du matin, avec 2 minutes d’avance (merci le rail russe ! #coucoulaSNCB). Nous avions prévu d’aller directement dans un cybercafé ouvert H24, mais nous craquons finalement pour un petit dej’ de champion. A 6h, beaucoup de bars et cafés sont encore ouvert de la veille (et des gens encore saouls) et d’autres déjà ouverts pour le matin… Nous allons ensuite mettre à jour le blog (et redécouvrir la civilisation). Nous nous dirigeons ensuite vers le marché aux souvenirs: nous avons bien l’intention de profiter à fond de cette dernière journée en Russie ! Nous y trouvons avec joie une brocante de trucs soviétiques, ainsi que d’autres boutiques où nous négocions des poupées russes et autres souvenirs. Nous cherchons ensuite l’hôtel que nous avions réservé afin d’y déposer nos affaires, mais celui-ci est introuvable. Nous nous rendons donc dans une auberge de jeunesse que l’on nous indique et nous prenons une bonne douche !! Nous retournons ensuite du côté de la rue touristique pour y souper et acheter un drapeau russe. Puis, crevés de notre journée qui a quand même commencé bien tôt, nous allons nous coucher.

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27 aout 2017

Nous démarrons en fin de matinée pour un long trajet en stop. Malheureusement, malgré tous nos efforts, impossible d’arrêter une voiture. Le stop en Russie semble compliqué, et selon les forums et blogs que nous avons lu, il faut forcer les gens à s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence : aucun moyen. Nous cherchons donc un autre moyen de quitter le pays et trouvons un bus, démarrant le soir même, en partance pour Varsovie. Nous achetons les tickets en ligne et nous rendons à la gare des bus. Mauvaise surprise en arrivant sur place, nous nous rendons compte, en regardant par hasard les horaires des différentes pauses prévues sur le trajet, que le bus traverse la Biélorussie… Echec total, car il est impossible de traverser le pays, même en bus, sans visa. Nous décidons d’annuler les billets (et de récupérer que 50% de la somme investie) pour prendre un autre billet dans la même compagnie contournant la Biélorussie. Nouvelle surprise, malgré nos demandes répétées pour savoir où le bus démarrait, aucun employé ne pense à nous prévenir que nous sommes à la mauvaise gare, à l’autre bout de la ville. Il était donc trop tard, non seulement pour espérer avoir le bus, mais également pour annuler le billet… Les russes sont vraiment tous des cons. Retour dans le centre, pour une dernière nuit en Russie. Nous prendrons le bus demain soir, de nuit, pour rejoindre (enfin !) Varsovie.

28 aout 2017

Difficile de se bouger suite à la déception de la veille. Nous profitons pour terminer l’écriture des cartes postales et faire quelques courses en prévision des trajets en bus. Nous nous rendons à la (bonne) gare trois heures à l’avance (au cas où), redécouvrons la non amabilité des conducteurs de bus russes, et prenons place pour notre prochain arrêt: la ville de Kaunas.

29 aout 2017

Le temps passe vite dans le bus, car celui-ci est équipé de télévisions et de films en suffisance. Nous passons une deux heures à Kaunas pour manger deux monstrueuses pizzas. C’est parti pour le dernier trajet avec Ecolines, compagnie de bus désagréable à souhait :) Nous arrivons à Varsovie tard dans la soirée et nous rendons directement à l’auberge de jeunesse, en face du stade de football.

30 aout 2017

Journée à Varsovie et visite de la vieille ville. Nous nous baladons dans les rues pendant toute la journée et finissons notre city trip par une dégustation de vodka polonaise. Bus à 23h00 en direction de Berlin.

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31 aout 2017

Au milieu de la nuit, surprise: nous devons changer de bus et ne comprenons rien aux instructions des deux chauffeurs. Il nous faut prendre nos sacs et les mettre dans le nouveau de bus, sans savoir lequel va dans notre direction. Heureusement, nous sommes pleins d’anglophones et parvenons tant bien que mal à nous en sortir. Démarrage de Berlin à 10h00, et arrivée à Bruxelles Nord à 21h30. Dernier train pour atteindre Beauvechain chez les parents de Romain. Ceci signe donc la fin de notre périple.